Qui a dit « ça va mieux! » ?

Posté par grosmytho le 29 janvier 2018

Vous avez remarqué ? La France va mieux !

Hollande MatchCe n’est pas qu’on a moins de chômeurs, ni qu’on pollue moins… On n’est pas débarrassés du roundup et rien ne laisse supposer que nos politiciens sont soudainement devenus vertueux. Les Balkany courent toujours, Cahuzac aussi, Dassault, Woert, Fillon et consorts se sentent tirés d’affaire… Les supermarchés continuent la traite des paysans, et ces derniers continuent de nous empoisonner au régime de Bruxelles… Les terroristes sont toujours aussi motivés, grâce aux multiples frappes de drones que nos militaires distribuent dans nombre de pays lointains.

Objectivement, rien n’a changé depuis le quinquennat Hollande, ou alors pour s’agraver. Et pourtant, le déclinisme qui s’étalait dans tous les journaux a fait place à un curieux et rafraîchissant optimisme. Si avant, il n’était question que d’entreprises qui fermaient, aujourd’hui il y a partout des start-ups, des entrepreneurs dynamiques, des fermes modèles. A la télé, on nous montre des jeunes habités par un idéal, des vieux heureux de profiter de leur retraite… A l’époque Hollande, chaque jour, la première page de nos feuilles de chou arborait la dernière photobomb de Flamby, tantôt grimaçant un sourire niais, tantôt lisant son discours sous la pluie avec son air de chien puni. A l’ère Macron, on découvre les portraits flatteurs de « Jupiter ».

Un véritable culte de la personnalité

Hollande expressQue s’est-il passé ? Simple : Hollande était pote avec les journalistes, et ceux-ci ne se privaient pas de lui faire des niches. Macron, lui, est pote avec leurs actionnaires. Et ça change tout. Désormais c’est la Pravda contrôlée par le KGB.

Hollande faisait ses blagues et ses bons mots avec des journalistes qu’il avait à la bonne, il leur glissait des confidences en « off ». Ou pas. Leurs collègues moins favorisés, jaloux, se vengeaient. Et puis les plus favorisées, en fin de mandat, trahissaient. Que de gloses (méritées) sur l’inversion de la courbe ! Que de fiel déversé sur les amours présidentielles ! La sinistrose s’est installée presque dès le premier jour et jusqu’à la fin du mandat ça n’a été qu’actes manqués et catastrophes !

Hollande le point

Jupiter le point

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis mai 2017, changement de ton. Non seulement le président est « jupitérien », non seulement il est porté aux nues, mais « en même temps » c’est le pays qui se découvre soudain des atouts, des forces, des perspectives… La différence, c’est qu’au lieu de fricoter avec les journaleux, Macron s’entend avec leurs actionnaires. Et ça, franchement, pour avoir des bons articles, ça vaut mieux.

Cette hypothèse est facile à vérifier en se remémorant le quinquennat Sarkozy : lui aussi était pote avec les patrons de presse (ou alors il les menaçait, ce qui revient au même) et le début de quinquennat a été très similaire à celui de Macron : on lui gommait les bourrelets, on le présentait en « omniprésident » capable de prendre tous les problèmes à bras-le-corps… Ensuite, peu à peu, tout s’est dégradé. Monsieur Sarko avait pris la grosse tête, il s’était disputé avec la plupart de ses amis milliardaires, et ainsi commença sa descente aux enfers.

Macron Obs

 

Affaire à suivre : Jupiter partagera-t-il le sort de ses malheureux prédécesseurs ? Comme dirait son coach de la banque Rotschild : « Tout dépend de toi, Manu, tout dépend de toi… » 

« Tu nous boostes la loi travail, tu nous en remets une couche sur les retraites, tu sucres les APL et tu vires l’ISF… Tu privatises la Poste et la Sneufeu… fais-toi plaisir ! »

   C’est toi le patron, après tout non?

 

 

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