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Le vrai-faux scoop de John Oliver

Posté par grosmytho le 10 avril 2015

 

 

snowden interviewOn n’est pas toujours à la hauteur de sa réputation. On n’est pas tous les jours en forme. John Oliver, qui expose presque toujours avec talent des problèmes dont les gens devraient se préoccuper un peu plus, a raté son coup. Exprès.

 

A la vue du titre de la vidéo, je me réjouissais de son coup de maître, qui allait remettre un peu d’actualité (le public se lasse si vite des questions difficiles) sur les questions posées par Edward Snowden.

Il soulève quelques interrogations valides…: « existe-t-il un risque de divulguer des infos qui pourraient dans certaines circonstances compromettre la sécurité nationale ? » (exemple du slide ppt que des spécialistes ont pu « décaviarder » et sur lequel se trouvait une info relative à une opération illégale de la CIA au Yémen… mais bon, difficile de supposer qu’Al-Qaeda dispose de services secrets comparables à la NSA, qui collectent, analysent, déchiffrent, synthétisent, corrèlent, en temps réel, toute info qui dépasse…). Son erreur est d’en faire la question centrale de toute la problématique.

assange-zuckerbergOccultant entièrement la VRAIE question centrale : les services secrets sont-ils au-dessus de la loi, ou doivent-ils agir dans le cadre de la loi ?

Et la question subsidiaire, maintenant que nous savons qu’ils agissent effectivement à leur guise, stockent des infos qu’ils sont censés ne pas stocker, écoutent des chefs d’Etat étrangers, y compris alliés, hackent et croisent des infos hors de tout contrôle judiciaire : doit-on mettre en place un contre-pouvoir ou non ? Doivent-ils être encadrés ou non ?

 

monbeaunombriltraitriotL’un des points valides que soulève John est que le public s’en contrebat les valseuses. A un point rarement soupçonné. En dehors d’une poignée d’anarcho-gauchistes (sans doute déjà fichés, cartographiés et mis sur écoute 24/24), les vraies gens ont complètement adopté le principe de Panurge selon lequel « gouvernement totalitaire ou islamo-fascisme, j’ai choisi ». Pire : le public s’en fout, choisissez pour lui, franchement ces questions sont trop sérieuses et complexes pour l’intéresser. Un aspect bien compris par les autorités qui poussent leur avantage exactement aussi loin que le permettent la technologie et l’apathie de leurs ouailles.

Tout de suite après, John recentre la question et pose les limites du débat : Julian Assange est le diable incarné (puisque lui ne se préoccupait pas des conséquences de ses fuites), Snowden peut être éventuellement pardonné (puisqu’il fait très attention à cet aspect). Exit les agissements illégaux des autorités, la menace pour les libertés publiques, les services agissant hors de tout contrôle.

 

don't be google

John Oliver clarifie sa position : ridiculisant Snowden de son ton de censeur pas convaincu, l’interrompant à chaque phrase un peu longue avec des « non, non, non : là je crois entendre l’informaticien de service, je ne comprends rien, je ne veux rien comprendre », rappelant sans arrêt cet exemple (apparemment le seul) d’info « sensible » compromise… finissant avec sa ridicule histoire de photos de bites, il discrédite entièrement la démarche du sonneur d’alerte. Il transforme Edward en gamin turbulent qui a fait une bêtise mais peut être ramené dans le droit chemin.

whistleLe sonneur d’alerte, c’est celui qui, suivant le principe établi par les procès de Nuremberg, alerte le monde sur des agissements et des ordres illégaux venant de sa hiérarchie. Qui sort de l’argument invoqué à l’époque par les fonctionnaires nazis « je n’ai fait qu’obéir aux ordres » et invalidé par le tribunal. Snowden n’a pas « obéi aux ordres » et a révélé au monde, preuves à l’appui, ce que tout le monde soupçonnait sans preuve. C’est un héros, point. John essaie de le faire passer pour un bouffon, comme l’avaient fait à chaud ses collègues Letterman et Steward (« Snowden avait un bon job, un bon salaire, des perspectives de carrière, et maintenant voyez-le, réfugié dans la zone de transit de l’aéroport de Moscou : quel idiot ! »).

Blague subtilement reprise par John qui soulève un rideau pour nous montrer le bâtiment du KGB de l’autre côté de la place… d’allusions en humour noir, il donne à son interview un air de rencontre conspirative sur laquelle plane l’ombre du méchant Poutine. Oubliant que Snowden s’est justement réfugié en Russie pour échapper à la persécution qui s’abattrait sur lui dans son pays natal ! Qu’il bénéficie en Russie du statut de réfugié, donc libre de ses mouvements ! Qu’il ne peut pas rentrer sauf à se retrouver en prison à perpétuité ! S’il y a une ombre qui plane, ce serait plutôt celle du méchant Obama !Yes we scan

John Oliver : on ne peut pas toujours avoir raison, on ne peut pas toujours être drôle. Mais cette fois-ci, vous avez été inquiétant.

 

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Dehors les étrangers !

Posté par grosmytho le 7 novembre 2013

Les misérables petits marchandages de l’affaire Leonarda (elle peut revenir, mais sans sa famille; elle peut revenir avec famille, mais sans son père voleur de poules; elle peut suivre des cours de français par correspondance; etc) ont été tranchés par un sondage: 74% des Français veulent qu’elle reste chez elle!

On les comprend, les pauvres !

Les étrangers sont partout ! C’est bien ça qui les rend insupportables : si encore il y en avait moins… si encore on pouvait, de ci-de là, échapper à leur présence envahissante et à leur haleine fétide… on s’en accommoderait. S’ils restaient l’exception… mais là, partout, nombreux, majoritaires, même, c’est plus possible ! On n’est plus chez soi nulle part !

Bien d’accord avec tous les Valls du monde entier ! Dehors les indésirables ! La preuve qu’ils ont raison, c’est qu’ils disent la même chose dans tous les pays. En Europe, en Asie, en Australie même, un seul slogan se décline dans toutes les langues, avec des variations, mais dont le sens général reste le même : « la barque est pleine, fermez les écoutilles ». De gauche comme de droite, en France comme en Angleterre ou en Russie, écoutez-les rivaliser de fermeté, inventer chaque jour des mesures plus radicales pour débarrasser le monde de ce fléau !

Dehors les étrangers ! dans Propagande valls

Endiguer les flux migratoires, parquer et policer les étrangers, renvoyer dans leurs pénates ces indésirables qui prolifèrent, réglementer sévèrement la métèque-attitude qui menace nos belles traditions : les voici, les thèmes universels de toute élection démocratique !

etrangers-en-prison chômage dans Psycho

Quoique… il existe un pays où l’on ignore pratiquement la notion d’étranger.

securite corruption dans Socio

Justement ça tombe bien, c’est un pays sans campagnes électorales. Peut-être est-ce lié ? Ou alors est-ce parce qu’il s’agit DU pays qui compte le plus grand nombre compatriotes, et par voie de conséquence, fait face au plus petit nombre d’étrangers ? Avec 1,3 milliard de Chinois, la Chine n’a à faire face qu’à 6 étrangers par citoyen. Autant dire rien ! Comparez ce chiffre aux 112 étrangers qui menacent et encerclent chaque Français, et vous comprendrez mieux pourquoi on est hystérique ici et flegmatique là…

Force est de le constater : la Chine est le pays où les étrangers sont le mieux traités (bon là c’est fini, vous n’allez plus me croire ni même me lire – cette fois GM-la-provoc’ a dépassé toutes les bornes pourtant assez extensibles du persiflage et les limites bien mal délimitées du sophisme au rabais. J’en conviens volontiers ! Mais laissez-moi encore le bénéfice d’un petit paragraphe, j’essaie de toutes mes forces de me racheter). En Chine on reçoit les étrangers avec une stupéfiante indifférence. Il n’y sont pas traités du tout. On n’y trouve (en général, hein : le pays est grand et tous les cas de figure se produisent à l’occasion) ni cette obséquiosité un peu nourrie d’arrière-pensées qu’on rencontre parfois dans les pays pauvres ou touristiques, qui fait du racisme à l’envers. Où l’on pare l’étranger de toutes les vertus et le compatriote de toutes les verrues. Ni cette condescendante « tolérance » qui dans nos pays accueille l’étranger en lui suggérant de repartir, qui « accepte la différence » tout en le sommant de s’en débarrasser, qui veut « qu’ils s’intègrent » tout en les tenant à l’écart.

brice droitisation

Ni favoritisme, ni ostracisme. Etrangers et concitoyens sont logés (en gros) à la même enseigne : celle du chacun pour soi, certes, celle du capitalisme pur & dur, celle où il n’y a pas vote des étrangers parce qu’il n’y a pas non plus vote des nationaux, celle où il n’y a pas d’assistanat pour les uns parce qu’il n’y en a pas non plus pour les autres.

france-aux-racistes étrangers

Rien de tout ça ici : « Vous êtes étranger ? Grand bien vous fasse, je m’en fous ». Tout au plus cherchera-t-on ici ou là à profiter un peu de votre pouvoir d’achat supposé supérieur à la moyenne en gonflant un peu le prix de départ. Ou de votre infériorité dans la maîtrise de la langue de Confucius pour aménager quelque peu les conditions de la vente. C’est de bonne guerre (économique). Pas de racisme là-dedans, juste un peu d’opportunisme commercial.

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Abolissons les étrangers !

Posté par grosmytho le 17 juin 2013

Abolissons les étrangers ! dans Propagande etrangere6-150x150Etrangère

 

Il est une race de nuisibles incontestablement perverse et dangereuse. Une de celles dont l’apparition fait frissonner les honnêtes gens et dont la prolifération fait lever une lippe vengeresse aux politiciens les plus courageux ; une qui inspire des tirades bien senties aux moralistes de tous bords & de tous pays ; une qui fait l’unanimité mondiale contre elle, tant elle est indéniablement vicieuse & malfaisante !
etranger2-150x150 démocratie dans PsychoPas d’chez nous

 

Il y en a des riches. Oh ce qu’ils sont insupportables, ceux-là, avec leurs petits airs suffisants, leurs bonnes manières hypocrites et leur pitié bien-pensante ! Ils sont presqu’aussi répugnants que leurs ennemis héréditaires : les pauvres ! Ah ces salauds de pauvres, qui veulent à la fois nous attendrir par leur mine piteuse et nous intimider par leur mine patibulaire ! Et puis, entre les deux, tous ces pseudo-pauvres dont la seule ambition est de nous retirer le pain de la bouche avec cet assistanat auquel la loi leur donne droit et qui finiront par réduire à la mendicité les millionnaires eux-mêmes ! Renvoyons-les chez eux, dos à dos, ils nous insupportent autant les uns que les autres ! Et pour faire bonne mesure, ajoutons à notre liste noire des nuisibles :

etranger1-150x150 différence dans Socio Etranger aussi

 

-ceux qui travaillent sans en avoir le droit

-ceux qui chôment parce qu’ils n’ont pas le droit de travailler

-ceux qui refusent de manger le corps du Christ et encore plus celui du porc

-ceux qui voyagent de parkings en décharges municipales

-ceux qui écorchent de leurs barbarismes acérés la belle langue locale

… Ça en fait du monde, vous allez me dire.

etranger4-150x150 étrangers Etranger dans la plupart des pays

 

Une véritable légion en rangs serrés. Cette catégorie des individus antipathiques se regroupe sous un seul et même terme générique : les étrangers !

Les étrangers, convenez-en avec moi, sont trop nombreux !

etranger6-150x150 fatalité Etranger pratiquement partout

 

Les étrangers, qui le niera, sont partout ! C’est bien ça qui les rend insupportables : si encore il y en avait moins… si encore on pouvait, de ci-de là, échapper à leur présence envahissante et à leur haleine fétide… on s’en accommoderait. S’ils restaient l’exception… mais là, partout, nombreux, majoritaires, même, c’est plus possible ! On n’est plus chez soi nulle part !

Bien d’accord avec tous les politiciens du monde ! Dehors les indésirables ! La preuve qu’ils ont raison, c’est qu’ils disent la même chose dans tous les pays. En Europe, en Asie, en Australie même, un seul slogan se décline dans toutes les langues, avec des variations, mais dont le sens général reste le même : « la barque est pleine, fermez les écoutilles ». De gauche comme de droite, en France comme en Angleterre ou en Russie, écoutez-les rivaliser de fermeté, inventer chaque jour des mesures plus radicales pour débarrasser le monde de ce fléau !

 

etrangere2-150x150 frontières Etrangère pas d’chez nous

 

Endiguer les flux migratoires, parquer et policer les étrangers, renvoyer dans leurs pénates ces indésirables qui prolifèrent, réglementer sévèrement la métèque-attitude qui menace nos belles traditions : les voici, les thèmes universels de toute élection démocratique !

Et pourtant… Simone de Beauvoir aurait eu raison de dire : on ne naît pas étranger, on le devient (alors que son histoire de genre, elle, prête franchement à discussion). Etre étranger, c’est être traité injustement. C’est réagir, c’est s’indigner, c’est lutter contre une fatalité. La fatalité fondamentale d’être né ailleurs. La fatalité fondamentale d’être .

etrangere5-150x150 métèque Etrange étrangère

 

Il y a ceux qui comme Bernard Arnault, ont eu le malheur de naître milliardaires dans un pays qui taxe la richesse. Ou comme Yazid Zarour, de naître pauvres dans un pays où il n’y a pas de boulot. Ou comme Triton, de naître romantiques dans un pays où tout est réglé d’avance. Ou comme Razzak de naître dans un pays où règnent la mafia & les exécutions extra-judiciaires. Ou comme la famille Barlagne, parce que leur fille est handicapée, de « représenter un fardeau excessif pour la société ». On devient, on grandit, on se découvre étranger; on le devient avec l’énergie du désespoir, on grandit étranger avec l’énergie de l’espoir, on se découvre étranger avec la conviction que, si l’on ne peut pas changer le monde, on peut du moins changer de monde. Aujourd’hui, demain, un jour (sommes-nous déjà si formatés pour accepter l’inqualifiable et nous résigner à l’inévitable) ? Dites-moi, n’avez-vous jamais été étranger? N’avez-vous jamais caressé le secret désir de le devenir ?

etranger3-125x150 PIB Bizarre étranger

 

Le monde est globalisé et se globalise encore plus : comme jadis les histoires de clocher, les histoires bêtement nationales sont aujourd’hui comiques et caduques.

Il fait mieux vivre ici que là ? Tout le monde se précipite du pays A vers le PIB ? Tant mieux : le pays B partage sa richesse, enseigne sa recette du succès, offre des opportunités à plus de monde. Il rayonne, il est admiré, envié, copié. Il bénéficie d’une main-d’œuvre pas chère, motivée par la promotion géographique. Voyez l’exemple étasunien : attracteur depuis des siècles de tout ce que le monde compte d’inventeurs, d’enthousiastes et de créatifs, il donne sa chance à chacun et prend sous son aile, sans trop maugréer (sauf en période électorale…) des millions de nouveaux citoyens chaque année. Le brassage permet la confrontation, l’émulation, la pollinisation. Qui osera nier que les Etats-Unis, avec leur tradition du melting-pot, et par-delà tous leurs autres défauts et problèmes, constituent le plus grand réservoir mondial d’optimisme et d’énergie, d’innovation et de créativité ?

Le monde est globalisé, que diable ! Globalisons un peu les esprits. Avec internet, les voyages en avion au prix d’un repas pris dans une gargote populaire, la liberté de circulation des personnes (en théorie) et des biens (en pratique), nous sommes tous, forcément, l’étranger de quelqu’un.

Reconnaître cette évidence, « nous sommes tous étrangers », c’est abolir la notion même d’étranger. Si tout le monde l’est, c’est qu’en fait, personne ne l’est.

Personne n’est étranger a priori : on ne le devient que sous le regard hostile des autres.

A l’heure où les étrangers en situation irrégulière font tout le sale boulot (nettoyage, construction, restauration, racolage téléphonique) en sus de leur emploi à plein temps de bouc émissaire, il faut qu’un Spartacus apparaisse parmi eux qui dise : « Etrangers de tous les pays, nous qui sommes majoritaires, déclarons-nous citoyens ! »

etrangere4-150x150 politiciens Etrangère d’origine mystérieuse

 

Qu’un Victor Hugo déclare venue « cette minute extrême où une détresse veut devenir une catastrophe ». Où les étrangers, qui tiennent à bout de bras l’économie mondiale, feront grève et seront enfin entendus.

Qu’un Lénine demande: « A qui la faute ? Que faire ? ». Et que l’on s’accorde à dire que personne n’est responsable de son lieu de naissance et que chacun a le droit, pour son épanouissement personnel, d’aller vivre et travailler où bon lui semble.

Qu’un nouveau Karl Marx clame: « Etrangers de tous les pays, unissez-vous! ».

C’est ce dernier point qui sera le plus difficile. Verra-t-on des riches et des pauvres s’entraider ? Des gens d’origines différentes se comprendre ? Des groupes de personnes transgresser l’éternelle logique ethnico-tribale et aller à la rencontre les uns des autres ?

etrangere3-150x150 tolérance Etrangère d’ailleurs

 

Pas de sitôt, je vous l’accorde. J’ai parfois comme vous de ces accès de misanthropie où j’écrase une larme silencieuse en me disant que l’être humain est décidément une bien vilaine bête. Mais à ces moments-là je me rappelle que l’on a vu, au plus fort de la première guerre mondiale, des fraternisations entre boches et poilus. Des troufions assis dans la même gadoue et refusant de se tirer dessus. Décrétant l’armistice pour le soir de noël, à l’encontre des ordres de l’Etat-major. Partageant, en attendant d’être fusillés chacun de leur côté pour trahison, un saucisson et un verre de vin.

etranger5-150x150 Etranger pas d’ici

 

Si c’était possible il y a cent ans, ça sera possible demain. Malgré les politiciens qui jettent de l’huile sur le feu et soufflent avec gourmandise sur les braises du conflit des civilisations, on verra fraterniser les gens de tous les pays.

Et disparaître les étrangers, par auto-abolition ! De leur propre volonté, ils cesseront d’exister ! Couleur de peau, dialecte exotique, traditions bizarres : la tare qui fait montrer du doigt deviendra signe distinctif et fierté de chacun.

On mettra en commun nos problèmes presque insondables et nos ressources presque infinies, et on fraternisera.

etrangere1-150x150 Elle est pas chez elle ici

 

Evidemment c’est une utopie. Evidemment, c’est impossible. Pensez : sans étrangers, il n’y aurait plus personne pour endosser la responsabilité de tout ce qui va mal. Plus de campagne électorale possible, donc. Et les élections sont par définition toujours à l’horizon…

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