Saint Barack Obama, priez pour nous

Posté par grosmytho le 2 février 2017

Trump le balourd revient, trait de plume après trait de plume, sur les mesures progressistes qu’Obama a promulguées, pour la galerie, dans les derniers jours de sa présidence. Et tout est désormais de sa faute.

trumpDevilL’Histoire est injuste. Kennedy a commencé la guerre du Vietnam, Nixon l’a terminée. Mais ce que l’histoire a retenu, c’est le sourire du premier et les grimaces du second. Obama s’est inspiré de cet exemple pour vider habilement dans le jardin de Trump les poubelles de son double mandat.

Les deux mandats d’Obama ont été l’âge d’or du pétrole de schiste, ceux où Big-Oil s’est enrichi massivement en provoquant une catastrophe écologique sans précédent sur le territoire US ? Peu importe : d’un Executive Order précipité, il fait semblant de vouloir interdire les forages en Arctique. Comme prévu, Trump l’a annulé, et la tache d’huile orne son costume, tandis que celui de Barack retrouve sa virginité immaculée.

Pendant ses deux mandats, Obama a pourchassé impitoyablement les lanceurs d’alerte qu’il avait promis de protéger ? Il a assiégé Assange et promis à Snowden le traitement réservé à la haute trahison ? Ah tiens non, voilà qu’il gracie spectaculairement Chelsea Manning dans les derniers jours de son bail, passant les deux autres à son successeur qui enfile le costume de méchant persécuteur de justiciers.

Barack a pendant tout son mandat soutenu le terrorisme, protégé Daech et Al-Qaeda en Syrie et s’est livré, à coups de drones et de groupes terroristes « modérés », à un horrible « terrorisme télécommandé » dans des pays musulmans ? Heureusement, avec sa rhétorique islamophobe, c’est Trump qui joue au méchant flic, laissant à Obama, la larmichette à l’œil, le rôle du flic gentil.   saint obama

On doit à Obama la reconduction du Patriot Act qu’il a renforcé en autorisant la NSA à espionner les Américains et à enregistrer des données et des conversations sans mandat sur le territoire US. Mais il retrouve, grâce au grossier canular « Trump élu grâce aux cyberattaques russes », sa pucélitude effarouchée. L’Amérique se réveille cyber-victime du duo Trump-Poutine, Obama entre dans l’histoire comme le défenseur incorruptible des libertés individuelles !

Bien joué Barack ! Pas de cent jours, pas de période de grâce : à peine entré en fonctions, tout est désormais la faute à Trump. Et Saint Obama peut attendre tranquillement sa canonisation prochaine.

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Quand le storytelling craque de partout…

Posté par grosmytho le 16 décembre 2016

Rue89 vient de publier un article qui fera date. Sous le titre « Dans sa nouvelle vie, Pierre Le Corf défend le régime syrien sur Facebook » on a une journaliste parisienne, Nolwenn Le Blevennec, le cul bien au chaud dans son bureau parisien, qui nous explique placidement que le malheureux Pierre Le Corf, à Alep, ne comprend rien à la situation en Syrie.

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« Ce jeune Breton, qui témoigne sincèrement de ce qu’il voit autour de lui, mais qui n’a ni les moyens ni la volonté d’accéder à une vue d’ensemble, commence tout juste à s’interroger sur sa responsabilité. »

Le « jeune Breton » ne prétend pas fournir un tableau d’ensemble, simplement il rend compte de ce que lui disent les Syriens qu’il côtoie. Pleine de mansuétude, la Bretonne beaucoup plus expérimentée, recherche dans la courte biographie du globe-trotteur Le Corf les éléments qui peuvent expliquer sa confondante naïveté. Le jeune Breton, sensible et émotif, est « imprégné malgré lui par la propagande du régime de Damas » affirme la Parisienne, sans s’interroger une seule seconde sur sa propre imprégnation par la propagande du « régime » de Paris.Afficher l'image d'origine

Et pourtant, cinq ans après le début de cette horreur, il serait temps de se poser quelques questions. Le vernis propagandiste craque de toutes parts. On sait depuis des années que le « printemps arabe » syrien est dès le début un soulèvement armé financé par l’Arabie Saoudite et le Qatar avec le soutien des Américains pour une histoire de gazoduc dont Assad n’a pas voulu. Il est clair depuis longtemps que le camp occidental, en dépit de ses échecs et de ses crimes en Irak, en Afghanistan, en Libye, au Yémen, souhaite répéter une fois de plus sa stratégie du changement de régime en Syrie. Le flou entretenu par les Américains et les Européens sur leur soutien aux « rebelles modérés » ne tient plus : on comprend depuis au moins un an que les Russes disaient vrai lorsqu’ils affirmaient que l’Occident aidait en armes et en informations Al-Qaeda et Daech en Syrie, tout en prétendant les combattre dans le reste du monde. A partir de là, il est raisonnable de se demander, comme le faisait Poutine, si les préoccupations humanitaires affichées par l’Occident à grand renfort de trémolos, et même sa volonté de combattre le terrorisme à coups de « convois humanitaires », étaient bien sincères.

Des révélations lancées par Wikileaks, Sputnik news, Russia Today, le Canard enchaîné ou le blog d’Olivier Berrurier, remplies d’indices concordants et de faits irréfutables, documentent la déroute de l’information officielle. Toutes ces informations montrent que parmi les dirigeants démocrates, l’obsession anti-Bachar a balayé toute autre considération ; trahisons historiques, victimes civiles, crimes de guerre, mensonges énormes, alliances contre-nature, tout est considéré comme nécessaire, voire souhaitable (on se rappelle de Fabius et le « bon boulot » d’Al-Qaeda en Syrie). Personne ne se pose d’ailleurs sérieusement la question, au-delà de l’objectif de « faire partir Assad », du sort de la Syrie future.

Afficher l'image d'origineLes mensonges officiels s’effondrent les uns après les autres comme un château de cartes, on pourrait s’attendre à un mea-culpa de la part de la presse démocratique similaire à celui qui avait suivi les charniers de Timisoara. C’est le contraire qui se produit. Une offensive propagandiste sans précédent, une sorte de « mère de toutes les batailles » médiatiques, est lancée. Baroud d’honneur ou début d’aveu ?

Le storytelling réagit avec ses armes, montant en épingle des situations ponctuelles (parfois totalement falsifiées, parfois simplement isolées de leur contexte) pour tirer les larmes du public. On a ces tweets de la fille de sept ans qui raconte dans un anglais parfait l’agonie de sa famille dans Alep-Est « bombardée par le régime » ;  on a ces histoires répétitives de « dernier hôpital bombardé » ; on a John Kerry qui en appelle à « la compassion » de Poutine pour qu’il accepte un cessez-le-feu au lieu de mener à son terme la reconquête d’Alep. La propagande de guerre est assiégée à Alep-Est. Va-t-elle se rendre à l’évidence et capituler ?

Voyez cet article surprenant des « Décodeurs » du Monde qui commencent à mettre prudemment un peu d’eau dans leur vin en avouant : « la désinformation n’est pas l’exclusivité d’un camp ou de l’autre. »

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Ce que nous enseigne le conflit syrien

Posté par grosmytho le 16 octobre 2016

Alors que la propagande russe est dénoncée par les médias chargés de la propagande atlantiste, que les « experts » de tout poil échafaudent de hasardeuses hypothèses et que les politiciens de tout bord continuent d’habiller les faits d’éléments de langage, tirons quelques conclusions provisoires de cette boucherie.Afficher l'image d'origine

1)    Un dictateur vaut mieux qu’une guerre civile.

On l’a vu en Irak, en Libye, on le voit en Syrie : un dictateur en place, aussi antipathique soit-il, vaut toujours mieux que la guerre civile. Laissons là le marketing militaire qui suggère qu’après la bienfaisante pluie de frappes démocratiques on verrait fleurir une oasis d’élections pluripartites départageant de charmants politiciens plus modérés et polis les uns que les autres : dans des pays en proie au sous-développement et aux rancunes ethniques, c’est immanquablement la guerre civile qui vient remplacer un pouvoir fort qui était là pour une bonne raison.

D’ailleurs « le régime » de Damas voué aux gémonies par la presse internationale est vu par les malheureux Syriens comme leur seul rempart contre le chaos, et c’est bien vers les zones sous contrôle gouvernemental que fuit l’immense majorité des réfugiés. Le Monde, pourtant viscéralement anti-Assad, l’avoue lui-même, à mots couverts : « cette banlieue de Damas, (…)  Sa population avait été évacuée vers des zones sous contrôle gouvernemental, tandis que les combattants étaient transférés par bus vers Idlib, une autre place forte de la rébellion » Que les terroristes se sauvent vers une autre place forte de la rébellion, OK. Mais quid de cette mystérieuse « évacuation » des civils vers « des zones sous contrôle gouvernemental » ? Evacués par qui ? Pas par les terroristes en déroute, je suppose. Ni par « le régime » qui a d’autres chats à fouetter. Ce sont donc bien les civils eux-mêmes qui se sont réfugiés dans des zones relativement les moins dangereuses.

Afficher l'image d'origineC’est un secret de polichinelle savamment entretenu : si demain la Syrie devait voter, Assad l’emporterait largement, et non pas d’illusoires « rebelles modérés. »

2)    Les rebelles modérés n’existent pas.

Magie du marketing militaire : on accole deux termes antinomiques pour faire naître un concept vague mais enchanteur qui arrange tout le monde. Prendre les armes pour combattre, faire la guerre, tuer, même si l’objectif final est le triomphe de la paix, ce n’est pas être modéré. Les Américains le comprennent parfaitement mais maintiennent cette fable officielle complaisamment reprise par toute la presse démocratique.

Afficher l'image d'origineQui sont-ils, ces « modérés » ? Ceux que l’on a vu sur une vidéo égorger un soldat de l’armée syrienne capturé, avant de lui arracher le cœur et de mordre dedans à pleines dents ? Qui est modéré en Syrie ? Les groupes armés salafistes-jihadistes ? Ceux financés par l’Arabie Saoudite et le Qatar peut-être ? Ou alors cette force de 5000 hommes, formés et équipés par les Américains, qui a fait défection en quasi-totalité pour rejoindre Al-Nusra (autrefois Al-Qaeda, désormais rebaptisée Jabhat Fatah al-Sham) ?

On a beau chercher, arguer, insinuer, chipoter : il n’y a pas en Syrie d’opposition démocratique armée, pas plus qu’il n’y a de terroristes modérés. Les calembredaines du début se transforment de plus en plus ouvertement en mensonges. Qui nous ment et pourquoi ?

3)    Le cynisme de nos dirigeants démocratiques ne connaît pratiquement pas de limites.

Terroristes modérésLa guerre, pour un dirigeant démocratique entravé par toutes sortes de limites et de contre-pouvoirs, c’est un ballon d’oxygène. Oui, certes, il y a des victimes et des morts, mais vous connaissez le premier principe de la politique « on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs. » Et l’omelette est délicieuse ! Une opposition muselée par l’impératif patriotique ! Un recours au secret-défense à chaque fois qu’une question embarrassante est posée ! Une menace terroriste savamment attisée qui tétanise l’opinion ! Le chef martial se pose là dans les sondages, auréolé de ses échecs qui lui font comme de vénérables blessures de guerre. Sans compter le soutien des milieux d’affaires pour qui la guerre est une aubaine. Bush a eu sa guerre, Sarkozy a eu sa guerre, et Hollande en serait privé ?

Pas de conclusion optimiste en vue puisque de partout, c’est le parti de la guerre qui l’emporte. Hillary-la-fauconne aux USA, Juppé ou Hollande chez nous, les « Amis de la [guerre en] Syrie » semblent devoir conserver le pouvoir. On va encore entendre ces bouchers se lamenter sur le sort des veaux syriens qu’ils font charcuter par d’autres depuis six ans.

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Des bombardements humanitaires, vite !

Posté par grosmytho le 20 juin 2013

C’est bizarre cette unanimité des éditoriaux pour bombarder la Syrie, ou du moins armer les rebelles ! BHL et Glucksmann, nos deux éditorialistes va-t-en guerre habituels, mis au chômage technique, boudent et se taisent.

C’est quand même paradoxal : les islamistes que nous combattons au Mali, il faut les soutenir en Syrie ? Ah oui – parce qu’Assad, aka le boucher de Damas, n’a pas été choisi par nous, alors que Monsieur Traoré, le Bienfaiteur du Mali, arrivé au pouvoir à la suite d’un coup d’Etat suivi de manigances internationales en Avril 2012, si.
Des bombardements humanitaires, vite ! dans Propagande hollande-et-traore-300x150
Double paradoxe : une fois de plus ce ne sont pas les politiciens qui doivent s’expliquer et tresser une rhétorique tortueuse, harcelés et poussés dans leurs derniers retranchements par la presse d’investigation. Non, c’est la presse qui leur sert d’avocat et de porte-parole ! C’est la presse qui relaie comme parole d’évangile leurs mensonges et soumet au crible du doute les quelques infos sensées qui filtrent çà et là. Rassurez-moi : ça ne peut pas être parce que la presse appartient dans notre pays aux groupes de l’armement, Lagardère, Dassault, Bouygues, Alstom ? Ni parce que les entreprises du CAC40, principaux annonceurs, préfèrent à tout prendre la guerre à l’encalminage ? Ni parce que la guerre est une promesse de gros titres par opposition à la paix ?

La guerre civile a fait 100 000 morts en Syrie. D’où vient ce chiffre, ressassé en boucle par tous les médias ? D’où vient, surtout, le fait qu’on a pour la Syrie des chiffres précis qui sont publiés jour après jour, alors qu’on n’a que des données controversées dans les pays où l’Occident promeut déjà, avec le succès qu’on sait, la démocratie ? Combien de morts dans la guerre civile en Irak ? Dans le bourbier afghan ? Dans la guerre civile en Libye ?

Poutine-le-cynique résume parfaitement la situation dans son discours au G8 : « En ce qui concerne la livraison d’armes au gouvernement Assad. Au sujet de la question de savoir qui a du sang sur les mains, et notamment le sang de civils et d’enfants, je pense que personne parmi vous ne va nier que les deux camps ont du sang sur les mains. [temps d’arrêt, cherchant les yeux de Cameron à côté de lui, qui reste coi en faisant semblant de ne pas entendre] Dans ces cas se pose toujours la question de savoir : A qui la faute ? Je ne pense pas que vous allez nier qu’on ne peut sûrement pas aider des gens qui non seulement tuent des gens, mais découpent le corps de leurs victimes pour manger leurs organes. Qui font cela en public et devant la caméra. Ce sont eux, les gens que vous voulez aider ? Ce sont eux, les gens que vous voulez armer ? Dans ce cas, ce n’est probablement pas des valeurs humanitaires que l’Europe met en avant depuis des siècles, qu’il est question ici. En tout cas nous, en Russie, nous ne pouvons pas imaginer une telle situation.

Maintenant, si on laisse de côté les émotions, et si on se concentre sur une approche purement pragmatique, je souhaite attirer votre attention sur le fait que la Russie livre des armes au gouvernement légal de la Syrie, en conformité absolue avec les normes du droit international. Nous ne faisons rien d’illégal, je veux le souligner. Rien-du-tout. Et j’appelle nos partenaires à faire de même. »
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Cette dernière allusion a trait aux livraisons d’armes et au soutien occidental à la rébellion. Tout le monde sait que l’Occident livre déjà armes et conseillers aux insurgés par l’intermédiaire du Qatar. Mais personne ne souhaite trop s’étendre sur ce sujet puisqu’il s’agit d’actions clandestines et parfaitement illégales.

Poutine est cynique, cela n’est plus a démontrer. Mais dans le cas de la Syrie, il est aussi celui qui arrache les masques à ses collègues les super-cyniques occidentaux. Qui participent déjà depuis deux ans, sans avoir l’air d’y toucher, à la guerre civile syrienne. Qui fournissent armes, soutient matériel et informationnel, à tous les extrémistes qu’ils peuvent trouver. Et qui ont sur la conscience la moitié au moins des victimes du conflit, qui sans leur aide serait depuis longtemps terminé. Au profit du méchant Bachar, le boucher de Damas, certes.

Mais dites-moi: à qui profite le conflit actuel qui s’éternise, alors qu’Assad n’a pas l’air disposé à se laisser égorger sur un capot de 4×4 comme son ex-collègue ? Qui compose la bande organisée qui, contente de son hold-up sur le pétrole libyen, veut désormais en découdre en Syrie?

Si vous étiez préoccupé de démocratie, vous demanderiez aux Syriens, aux Irakiens et aux Afghans : « Que préférez-vous? La dictature du tyran connu de longue date, ou la sollicitude droit-de-l’hommiste des Occidentaux ? Les geôles de Saddam ou les bombardements humanitaires anglo-étasuniens ? La corruption de Karzaï ou les drones du Nobel de la Paix ? »

salopards démocratie  corrompus Libye

En termes de cynisme, on se demande qui, des dictateurs au couteau entre les dents ou des présidents démocratiquement élus la bouche en cul-de-poule, ont des leçons à prendre chez les autres.

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