L’encerclement (des cons par les salauds et réciproquement)

Posté par grosmytho le 11 janvier 2016

J’ai regardé sur les conseils d’un pote le documentaire sur les méfaits du capitalisme qui date déjà un peu, puisqu’il est sorti en 2008, appelé l’Encerclement, du Canadien Richard Brouillette.50 years of capitalism

C’est drôle ce documentaire ; comme il donne la parole aux uns et aux autres, on s’aperçoit d’une chose rarement vue (puisqu’on écoute normalement un camp et qu’on déteste l’autre comme la peste). Libertariens et altermondialistes ont peur de la même chose, qu’ils voient arriver de deux côtés opposés.

Leur hantise : qu’on leur prenne leur bien. Mais ils soupçonnent deux entités différentes.

la-crise-financiere-expliquee-aux-nulsLes premiers, les libertariens, ont peur d’un Etat totalitaire, confiscatoire, qui leur « vole », pour le redistribuer à d’autres, aux parasites, le produit de leurs efforts. Les altermondialistes partagent la même peur, en sens inverse : celle des corporations, des monopoles, des monstres mutants du CAC40 qui leur vendent sous forme privatisée, à des prix astronomiques, les services qui étaient autrefois assurés gratuitement ou presque, éducation, santé, etc. Ou qui du moins étaient largement encadrés, modérés par l’Etat, garantis aux plus démunis. Or avec la privatisation de la sncf, de l’électricité, de l’eau, bientôt des logements sociaux, toutes ces garanties s’envolent les unes après les autres.

 

Il est évidemment plus facile de compatir avec les seconds qu’avec les premiers.nature-humaine-capitalisme

D’abord, parce que les premiers ont le vent en poupe. Dans le monde entier l’Etat recule, cède à leurs caprices, le vent du libre-échange et de la privatisation souffle à tout va. Législation, barrières tarifaires, réglementation du travail, tout craque, s’effondre, cède à leurs exigences insatiables. Je m’engage à pleurer sur le sort des riches lorsque le balancier repartira dans l’autre sens, qu’ils seront expropriés et parfois fusillés (les riches lâchent moins volontiers leur magot que les pauvres, qu’il suffit souvent d’effrayer ou de distraire).

 

Deuxièmement parce que la vision des premiers, conformément à leur théorie d’ailleurs, est très simpliste : occupés à faire de l’argent dans leur domaine d’expertise, ils n’ont que peu de temps à consacrer aux rébarbatives études de sociologie et d’économie, aux interactions et aux implications. Ils se contentent d’un slogan simple, qui est « l’Etat me vole pour donner mon argent aux pauvres, l’assistanat ruine le pays ». Alors que les altermondialistes, occupés à être chômeurs ou étudiants, disposent de temps pour aller sur internet, fouiller les forums, échanger des idées, refaire le monde, recalculer etc. D’où un discours bien plus diversifié, fouillé, argumenté, convainquant.

Troisièmement, enfin, parce que les premiers sont peu nombreux, minoritaires, souvent cyniques, brutaux, égomaniaques, tandis que les seconds représentent la foule, le pays, le monde, l’humanité finalement, dans sa diversité et sa touchante stupidité moutonnière.  

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Reste qu’ils ont peur de la même chose : la perte matérielle, les uns par l’excès d’Etat, par l’insuffisance d’Etat pour les autres. Comment se fait-il que personne ne constate l’évidence ? Qu’il faut trouver un juste milieu ? Marre des balanciers qui tantôt arment les bolcheviks au couteau entre les dents, et tantôt les 200 familles ! Ce qu’il nous faut c’est un Etat fort, redistributeur, libéral avec les petites entreprises, vigilant avec les grosses, capable de tenir la bride des banques et des multinationales, comme de lâcher un peu la grappe aux PME. 

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Petite remarque complotiste pour conclure : comme à chaque fois qu’un film touche une question qui remet en cause la pensée unique, il est réalisé de façon à repousser le public. Plans fixes interminables, noir & blanc, intervenants au saut du lit qui expliquent, hésitent, se reprennent, se grattent le nez… des titres de chapitres et des résumés affichés sur fond noir et accompagnés de grincements sinistres… Jamais une image ou un graphique, un exemple, quelque chose d’autre que ce texte ultra-académique parlé ou écrit. Comme plus récemment Citizen four, il rafle les prix confidentiels du cinéma alternatif, mais n’atteint pas le public plus large. Seuls les altermondialistes les plus convaincus s’infligeront le visionnage intégral de ce monument de soporifisme qui dure 2h40…

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Le rêve éveillé

Posté par grosmytho le 9 décembre 2015

Réflexion au saut du lit : l’idéologie politique est aujourd’hui totalement dominée par la droite.Comme on a pu le voir aux élections régionales, c’est désormais FN et LR qui se tirent la bourre, tandis que le PS idéologiquement umpisé leur court après.le-reve-picasso détourné

Nécessité d’équilibrer les comptes de l’Etat, mythe de la réussite financière proportionnelle aux mérites de chacun… C’est ridicule mais ça marche : le bon peuple a complètement intégré le fait que les chômeurs sont des petits saligauds qui cherchent à profiter du système, qu’il faut réduire les impôts des riches sous peine de les voir s’exiler, etc… Incroyable : la gauche, maintenant qu’elle a abandonné toute prétention idéologique, cherche à comprendre, avec ses économistes et ses sociologues, à dépassionner, à analyser rationnellement, mais ses arguments ne portent plus. Todd a été lynché médiatiquement pour son analyse des attentats de janvier, alors que les Sorman, Zemmour et consorts pleurnichent sur toutes les chaînes qu’on veut les faire taire… Piketty a certes connu un succès de librairie, mais c’est l’exception qui confirme la règle.

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La gauche a eu son heure de gloire. Dans les années 60, c’était Mao qui fascinait la jeunesse. Le rapport de forces était inversé : alors que les communistes se déchaînaient avec leurs expériences stupides et cruelles, ils avaient le soutien de toute l’intelligentsia ! C’était la droite qui ramait à l’époque pour expliquer la nécessité des petites entreprises, du privé, de l’investissement et de la recherche. Le bon peuple se laissait bercer par des fadaises faites de propriété collective des moyens de production et des histoires d’autogestion…ben

 

 

Encore avant, c’était l’Eglise qui faisait recette, contre les représentants de la rationalité et du progrès technique. Superstitions et Bible comme uniques sources d’info, réfutation hystérique de tout ce qui était matériellement observable… Relire les Travailleurs de la mer…Tant que l’Eglise était rigoriste et bottait les culs, assénait du latin et excommuniait, on la suivait. Mais dès qu’elle s’est adoucie, qu’elle a commencé à parler d’un dieu gentil, aimant et pardonnant, de partage et de respect de l’autre, ç’a été le début de la fin !

Comme quoi le populo est et reste une bête. Navigant dans une sorte de rêve éveillé, il préférera toujours celui qui sait raconter à celui qui sait faire.

 

LE REVE AMERICAIN

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Qui veut de la démocratie à la chinoise ?

Posté par grosmytho le 10 janvier 2014

A l’heure de la démocratie en phase terminale, nos sociétés sont confrontées à un choix : préserver le modèle européen ou adopter le modèle chinois.

Je ne vous ai pas caché ma tendresse pour l’ambiance relax qui existe en Chine pour tous ceux qui renoncent à participer aux jeux politiques : le Parti s’efforce d’assurer un progrès régulier dans une stabilité maximale, aux citoyens de s’enrichir de la façon qui leur convient le mieux (dans les limites de la loi). OK, on n’a pas encore vu ce que donnerait ce système dans une récession … mais si ça tombe, c’est justement ce système qui fait la réussite du pays. L’Etat s’occupe de la stabilité et des infrastructures, le populo s’occupe de faire bouillir la marmite. Pas con ! Chez nous c’est le gouvernement qui doit vous trouver du boulot, et vous qui devez dire au gouvernement comment gouverner ! Pas étonnant que ça coince.

Face à la réussite insolente de la Chine qui se maintient, on voit le camp occidental tiraillé entre sa foi démocratique (le pire des systèmes à l’exception de tous les autres) et l’évidence de sa désintégration (le désintérêt des citoyens pour un système de plus en plus clairement aux mains d’oligarques se mue en colère). Emmanuel Todd qui a prédit successivement la fin de l’URSS et celle de l’empire étasunien dresse une fois de plus un diagnostic pessimiste : cette fois c’est pour la démocratie en Europe (Après la démocratie, 2008). L’un des deux scénarios qu’il prédit est celui d’un système ‘à la chinoise’ alors que « l’opposition entre population et classe dirigeante s’exaspère, et il devient de plus en plus difficile de neutraliser le suffrage universel par le spectacle ».

Fin de la démocratie participative ? D’après lui, c’est ce qui nous pend au nez.

La prise de conscience ne date pas d’hier ! Robert Kaplan a écrit en 1998 qu’après avoir comparé les systèmes russe et chinois, il est arrivé à la conclusion que “Parfois, l’autocratie donne naissance à la liberté”. Contrairement à la Russie qui a adopté en une nuit tous les oripeaux de la démocratie libérale (multipartisme, privatisation, élections, etc) mais a vu son économie dépecée par les excès du capitalisme primitif, la Chine a su orchestrer une transition douce qui a préservé les acquis du socialisme (entreprises d’Etat, agriculture, éducation) tout en ouvrant la porte à l’entreprenariat privé.

Greg Sheridan avait enfoncé le clou dans son article de 2005 ‘Chinese Model Passes the Test’, où il déclarait que la Chine démontre que l’on peut avoir la liberté économique sans la liberté politique, deux choses qu’on avait toujours cru aller de pair. Dans le New York Times (pourtant peu suspect de tendresse excessive envers la Chine) l’éditorialiste Thomas Friedman déclarait ‘être parfois jaloux du système politique chinois où les leaders peuvent simplement ordonner que l’on résolve un problème’.

Obama qui vient de passer 6 ans à mettre en place une réforme médicale largement amputée en cours de route, Hollande qui a tiré toutes ses cartouches sur le mariage pour tous et achèvera son quinquennat à genoux devant le MEDEF, ne peuvent qu’opiner.

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La démocratie en référé

Posté par grosmytho le 2 août 2013

Finalement la liberté est ce qui se glisse entre les rouages imparfaits & grinçants de la société. Ce n’est pas la démocratie, mais l’imperfection, acceptée & assumée, de la société, qui produit la liberté. Et la super-démocratie qu’on nous prépare n’a rien d’utopique. 

La démocratie en référé dans Emploi big-data-mining

Avec Prism, Hadopi et autres ACTA, nos chères sociétés tendent vers la démocratie parfaite, ultime, où les lois parfaitement démocratiques et respectueuses des libertés constitutionnelles seront exécutées avec une efficacité parfaite (sans retards ni exceptions). On n’en est pas si loin déjà ! Sarkollande (leurs politiques sont si semblables qu’il est impossible de détacher ces frères siamois) y travaillent : Hadopi, écoutes téléphoniques, tolérance zéro, caméras & radars partout, bientôt drones au-dessus des cités. Tout va vers une collecte de plus en plus exhaustive et une analyse de plus en plus fine de nos faits & gestes. Quelle société nous prépare-t-on ?

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Imaginons que l’effort sécuritaire en cours atteigne ses objectifs : qu’obtiendrait-on une fois que toutes les infos de tous les ordinateurs/portables/smartphones/etc seront piratées par les services secrets ? La plus grosse collection de porno de l’histoire, OK. Mais encore?

On ne pourra pas éradiquer le terrorisme. Quand ils ne sont pas cornaqués par les services secrets (alliés ou ennemis ? allez donc vous y retrouver, vous !), les terroristes sont le plus souvent des illuminés suicidaires agissant seuls et sans prévenir. Des psychopathes difficiles à repérer avant leur passage à l’acte. On va enfermer préventivement 100 gugusses qui se promènent sur les sites conspirationnistes et le lendemain, le 101ème, qui n’avait ni internet, ni portable, ni même profil FesseBouc, attaquera une caserne à la kalachnikov.

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En revanche ce sera la fin des micro-infractions. Suivre vos moindres faits et gestes a un coût, il faudra bien un jour rentabiliser cette activité (avant de la privatiser). Un km/h au-dessus de la vitesse limite, votre compte est débité de la somme de l’amende. Un e-mail vous expose (photos à l’appui) les circonstances de votre délit. Vos déclarations d’impôt sont magiquement majorées de tous les petits détails que vous aviez oublié de mentionner. A chaque fois que vous écoutez une musique que vous aimez, une obole est prélevée sur votre compte pour entretenir les majors du disque (pardon, la « création artistique ») ; idem chaque fois que vous copiez un article ou une photo sur internet. Chaque fois que vous brûlez une voiture ou graffitez un mur, la somme correspondant aux dommages occasionnés, majorés des amendes, pénalités, taxes et frais de dossier, est retirée de votre compte.

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Ça se perfectionnera de plus en plus ! Chaque fois que vous discriminez à l’embauche ou à la location, votre décision est renversée et vous êtes pénalisé d’un mois de salaire ou de loyer (ah ben oui, les électeurs UMP, qu’est-ce que vous croyiez ? Que toutes les lois sont en votre faveur ? Dans votre pays super-démocratique, il y a des lois pour absolument tout). Les policiers qui arrêtent et mettent en garde à vue au faciès sont démis de leurs fonctions dans la seconde qui suit. Pareil pour les passages à tabac de suspects. Les banquiers voleurs et les politiciens corrompus voient leurs émoluments confisqués instantanément et sans possibilité de recours.

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Plus de juges, plus d’avocats, plus de procédures contradictoires longues & coûteuses. Tout cela peut et doit être automatisé pour aller plus vite et économiser les deniers publics. Ça devient techniquement faisable : toutes les lois s’appliquent immédiatement et idéalement. Amende pour tous les délits, prison dès que le solde de votre compte ne suffit plus. La prison elle-même remplit tous les critères légaux : cellule individuelle, traitement conforme à la loi et aux droits de l’homme.

Explosion des incarcérations, privatisation du système pénitentiaire : un gisement d’emplois en prime ! Choc de compétitivité : avec 3 millions de détenus en plus, on pourra relocaliser l’assemblage des iPhones, des sex-toys et autres babioles.

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La démocratie en référé ! C’est le paradis sarkoziste ! Comme tous les utopistes, Nicolas a rêvé d’un monde d’où les faiblesses et les égarements humains sont bannis.  Où le système est si parfaitement ajusté qu’il oblige tout le monde à être parfait. Où la vidéoprotection finit par protéger chacun en permanence de lui-même, jusque dans les chiottes. Où l’Etat devient le surmoi collectif qui rappelle à chacun ses devoirs.

George Orwell a eu raison trop tôt : pour des raisons techniques, 1984 arrivera en 2014.

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Le syndrome Gaston

Posté par grosmytho le 9 juin 2013

En rangeant mes albums de BD, je me suis replongé involontairement dans les aventures de Gaston Lagaffe.

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Vous vous rappelez Gaston, bien sûr, le sympathique employé de la rédaction de Spirou, qui a pour idéal de passer sa journée de bureau à dormir et dont l’ingéniosité laborieuse lui sert à échapper à toute tâche relevant de ses responsabilités (le tri du courrier). Il incarne à merveille cette partie de l’électorat qui trouve que les 35 heures ne représentent qu’un premier pas bien timide dans la bonne direction, que le CDI devrait être garanti à tous en dépit de toute considération économique et que licenciements et délocalisations devraient être passibles de prison.

Gaston représente la victoire ultime du prolétariat sur les forces aliénantes du libéralisme économique ; le triomphe de l’oisiveté sur le productivisme ; l’inertie tranquille de l’humanisme écolo-durable tenant tête aux aboiements des adjudants du grand capital. Il se rend encore sur son lieu de travail, non pas pour fournir le service minimum, mais pour y narguer ceux qui ont commis l’erreur de l’ « employer ». Non pas pour gagner sa vie, mais pour la meubler par des expériences de physique amusante, des bricolages dangereux, des initiatives contre-productives, de la recherche culinaire. Non content de dormir pendant les heures de bureau, Gaston se comporte en résistant, sapant et ridiculisant les activités professionnelles de ses collègues. En bande dessinée, c’est hilarant. La preuve, le succès éditorial de Gaston est énorme : 22 millions d’albums ont été vendus ces dernières décennies en France. Une génération entière a fait de Gaston son emblème.

C’est bien là que le bât blesse. De sympathique et attachant personnage de BD, Gaston a fait son chemin dans l’imaginaire populaire jusqu’à représenter un idéal social pour les sympathisants de la gauche. Calamité pour son employeur et ses collègues de bureau dont il complique singulièrement la tâche, Gaston ne se fait pourtant aucun souci pour son avenir dans la rédaction de Spirou. La crainte du licenciement, sans parler de celle du chômage, sont bien loin de troubler son sommeil. Il est le titulaire du CDI absolu, celui qui est libéré de toute contrepartie productive, de toute mesure disciplinaire, de toute contrainte autre que la présence sur le lieu de travail.

Et pourtant, sous la carapace de son apparente bonhomie, on devine un Gaston inévitablement très malheureux, tant il est impossible de faire de la fuite permanente devant les responsabilités le but d’une vie épanouie, à plus forte raison du parasitisme de longue durée une source durable d’estime de soi. Il s’ennuie, il maugrée, il soupire : le monde est mal fait, les gens sont méchants. Sa résistance héroïque aux forces du capital n’est pas reconnue. Son mode de vie jeans-pull-espadrilles ne fait pas d’adeptes ; il s’enfonce dans une exclusion autoproclamée. Loin de l’admirer, ses collègues tantôt amusés, tantôt exaspérés, le tiennent à distance. Ses engagements écolo et pacifiste, certes louables, ne suffisent pas à remplir de sens ses journées. Ses revenus, stables mais maigres, ne suffisent pas à le motiver. Son intelligence, indéniable, est monopolisée par de médiocres tactiques d’évitement. Comment ne pas faire le parallèle avec l’état d’esprit morose, défaitiste et revendicateur d’une bonne partie de nos contemporains ?

On se prend à rêver pour Gaston d’un changement brutal.

Licenciement, délocalisation, liquidation judiciaire ! Qu’il quitte enfin ce CDI où il se morfond, qu’il aille tenter sa chance dans un environnement qui fera meilleur cas de ses multiples talents. On l’imagine volontiers plombier, publicitaire, inventeur, commercial, activiste ONG, artiste de théatre, dresseur d’animaux, chercheur, que sais-je ! A mesure qu’on s’émerveille sur les vastes horizons qui lui sont ouverts, on s’afflige de son auto-enfermement dans une situation médiocre…   Pareil pour les représentants de la génération Gaston ; le CDI est mort, a-t-on envie de leur dire ! Pas plus que le mariage ne rend l’amour durable, le CDI ne peut bétonner pour toujours l’adéquation économique entre employeur & employé. Qu’on le veuille ou non (que le gouvernement le décrète ou pas) la tendance est au CDD, à la définition d’objectifs communs entre employeur & employé sur une période de plus en plus courte. A l’intérim, au free-lance, aux contrats de services négociés de gré à gré. Qui dit tâches ponctuelles plus variées autour d’une compétence centrale, dit recul de l’approche pavlovienne qui enchaîne mentalement le travailleur à sa machine. Celle qui produit ce curieux agrippement de certains salariés à leur emploi pourtant détesté.

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Moins de pavlovisme dans notre société, c’est un peu de liberté en plus. Mais je vous préviens, il va falloir arrêter la télé !

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